Épire, le Silence des Montagnes

Il existe en Grèce des monastères que l’on ne découvre véritablement qu’après avoir quitté la route.

Ils apparaissent au terme d’un sentier, au détour d’une gorge, au sommet d’une montagne ou dans le creux d’une forêt. Certains sont accrochés à la roche comme s’ils en étaient nés ; d’autres se cachent derrière les arbres, au bord d’un torrent ou dans une vallée si profondément retirée que le silence semble y avoir une autre dimension.

C’est vers ces lieux que conduit Le Silence des montagnes, un pèlerinage imaginé par Hagiotopia autour d’une idée simple : faire de l’effort physique une partie intégrante de l’expérience spirituelle.

Ici, le car conduit aussi loin que le permettent les routes. Puis vient le moment où l’on descend, où l’on chausse ses chaussures de marche et où commence véritablement le pèlerinage. Le bruit du moteur disparaît. La route s’efface. Le chemin s’enfonce dans la forêt, longe une rivière, traverse une gorge ou grimpe lentement vers les hauteurs. À mesure que le marcheur s’éloigne du monde ordinaire, le paysage devient lui-même une invitation au recueillement.

Les anciens moines empruntaient ces mêmes chemins pour rejoindre leurs monastères. Certains sentiers ont conservé leurs pierres, leurs ponts, leurs fontaines et parfois même les traces de leurs pas.

Le Silence des montagnes n’est donc ni un trekking, ni un circuit touristique classique. C’est un pèlerinage en mouvement, dans lequel la marche, l’effort, la beauté de la nature, la contemplation et la rencontre avec les lieux saints forment une seule expérience.

Le voyage est accompagné par un prêtre orthodoxe, théologien, historien, conférencier, chercheur et linguiste, parlant parfaitement cinq langues et maîtrisant le grec ancien. Sa présence permet de donner aux paysages, aux monastères, aux inscriptions, aux traditions et aux récits hagiographiques une profondeur que ne peut offrir une simple visite guidée.

Ici, on ne va pas simplement vers le monastère. On marche vers lui.